M a__ V é r i t é . . .
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✖ Il est 17.01. C'est merveilleux. Plein milieu de l'après midi et j'en suis à m'emmerder. Pourquoi ne pas aller fumer sur mon toit tout en lisant mon livre déprimant au possible ? Ca m'occupera l'esprit quelques minutes, au moins jusqu'à ce qu'une autre idée fumeuse ne traverse mon esprit dérangé. Je cherchais de la musique "non-impliquée". Ne pas chercher, je ne sais pas moi-même ce que ça signifie exactement pour moi. Et donc j'en suis à écouter Jack Johnson qui, en effet, n'est pas vraiment impliquée. Logique puisque ce son m'emmerde au moins autant que cette après midi à ne rien foutre. Je ne veux pas aller à la piscine tout simplement parce que je n'ai envie de croiser aucune "connaissance", avoir à faire ces embrassades ignoblement hypocrites en prétextant avoir passé des vacances tout simplement formidables... Partir sur mon scooter et me taper un accident à coup sur parce que l'ennui, c'est bien connu, ça tue. Mauvaise idée. Voir des gens, mais qui ? Aucune des personnes que je veux voir n'est là pour la simple et bonne raison que je ne veux voir personne et c'est très bien comme ça puisque je doute que ces personne ai envie de fréquenter quelqu'un dans mon état, c'est à dire cynique et n'ayant rien envie de faire. Compréhensible, moi non plus, je n'aurais pas envie de me fréquenter. C'est con, hein ? d'être coincée avec moi-même. Finalement, l'idée la plus débile qui me traverse l'esprit - Et donc celle que je choisis, de toute évidence - est de venir taper ces lignes que personne ne lira sur mon ordinateur. Comme si je n'avais pas assez mal à la tête d'avoir passé la nuit à m'abrutir sur des films sans intérêt et du reste... Et du reste. Parce que non, il n'y a pas que ces après midi pourries à remplir, il y a aussi ces nuits d'insomnie. Je n'ai même pas envie de fumer, à vrai dire, les dernières clopes que j'ai acheté ont un goût infect, et comme si ça ne suffisait pas, elles sont tellement allégées qu'on ne fume en fait que du papier et quelques morceaux de tabac sans tabac. ✖
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✖ Vient ensuite l'envie de gerber. Et je concède être à peine surprise, la fixette que je fais sur mon poids est telle que j'ai besoin de me peser autant que de fumer, autant de fois par jour. Dieu que ma vie est passionnante et dieu que je suis pathétique.
Je contemple le vulgaire tatouage qui marque mon avant bras gauche. Un scorpion juste en dessous de ma montre. Sublime. J'envisage sérieusement de me mettre à la coc, j'aurais l'énergie nécessaire pour ne pas me retrouver la nuit dans ces après midi de merde, et je n'aurais plus à m'obséder sur mon poids, ça viendra tout seul. D'un autre côté, ce serait emmerdant du point de vue financier, et addiction, un peu, aussi.
Mettre sur le papier les pensées qui me traversent l'esprit n'est pas vraiment utile. Ca ne me soulage en rien et ça ne fait que souligner le pathétisme et la futilité dont je fais preuve. "Et putain, arrête de regarder par la fenêtre, il n'y a rien a voir, t'es dans un coin pourri et tout le monde s'emmerde au moins autant que toi." Mais en fait, je crois que la vérité qui se cache dans mes propos (bien cachée, certes), c'est que l'être humain est voué à s'emmerder. A moins d'être assez con pour ne pas s'en rendre compte. On a beau passer par tous les substituts possibles, on en reviens toujours à ce point. Et il suffit d'une pointe de déprime pour tout foutre en l'air. J'ai entendu quelque part "plus on est intelligent, plus on est tourmenté". Sans doute est-ce vrai, et à ce moment là, je dois être vraiment intelligente. ✖
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✖ Non mais regardez un peu, tous ces gens, plus riches ils sont, plus désabusés ils deviennent. Et plus ils gagnent, plus ils s'emmerdent parce qu'ils se rendent bien compte, eux, qu'il n'y a rien a gagner en fait et que tout ça n'est que du papier et des cailloux. Mais je crois que, de tous les substituts, le plus puissant reste (oh oui, vous l'avez déjà deviné dans votre immense clairvoyance, je ne parle pas de la drogue), c'est l'amour. L'illusions de créer quelque chose, de donner, de gagner, de recevoir. Le bonheur n'est que du répit (ça non plus je ne l'ai pas inventé, je l'ai lu) être heureux, ce n'est que se voiler la face. Et puis, faut bien le dire, qu'est-ce qu'on est con, quand on est heureux. Alors la boucle est bouclée, on vit pour s'emmerder et la souffrance est universelle. C'est bien la seule chose qui l'est vraiment d'ailleurs. Et je termine cette réflexion de merde tout simplement parce que, ce que je dis, je le savais déjà, et j'ai l'intime conviction que je ne vous apprend rien et que si vous avez lu jusqu'ici, vous avez réalisé que ce que j'écris vous déprime. Ou alors, autre alternative, vous êtes persuadé que je suis mentalement instable, parce que ce prétexte vous permet de vous voiler la face, encore un peu, et parce que vous voulez croire encore que ce que je dis n'est qu'un tissus de conneries et que l'amour est la plus belle des choses. Vous avez vos convictions j'ai les miennes. Bien vous en fasses. ✖
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✖ Vient ensuite l'envie de gerber. Et je concède être à peine surprise, la fixette que je fais sur mon poids est telle que j'ai besoin de me peser autant que de fumer, autant de fois par jour. Dieu que ma vie est passionnante et dieu que je suis pathétique.
Je contemple le vulgaire tatouage qui marque mon avant bras gauche. Un scorpion juste en dessous de ma montre. Sublime. J'envisage sérieusement de me mettre à la coc, j'aurais l'énergie nécessaire pour ne pas me retrouver la nuit dans ces après midi de merde, et je n'aurais plus à m'obséder sur mon poids, ça viendra tout seul. D'un autre côté, ce serait emmerdant du point de vue financier, et addiction, un peu, aussi.
Mettre sur le papier les pensées qui me traversent l'esprit n'est pas vraiment utile. Ca ne me soulage en rien et ça ne fait que souligner le pathétisme et la futilité dont je fais preuve. "Et putain, arrête de regarder par la fenêtre, il n'y a rien a voir, t'es dans un coin pourri et tout le monde s'emmerde au moins autant que toi." Mais en fait, je crois que la vérité qui se cache dans mes propos (bien cachée, certes), c'est que l'être humain est voué à s'emmerder. A moins d'être assez con pour ne pas s'en rendre compte. On a beau passer par tous les substituts possibles, on en reviens toujours à ce point. Et il suffit d'une pointe de déprime pour tout foutre en l'air. J'ai entendu quelque part "plus on est intelligent, plus on est tourmenté". Sans doute est-ce vrai, et à ce moment là, je dois être vraiment intelligente. ✖
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✖ Non mais regardez un peu, tous ces gens, plus riches ils sont, plus désabusés ils deviennent. Et plus ils gagnent, plus ils s'emmerdent parce qu'ils se rendent bien compte, eux, qu'il n'y a rien a gagner en fait et que tout ça n'est que du papier et des cailloux. Mais je crois que, de tous les substituts, le plus puissant reste (oh oui, vous l'avez déjà deviné dans votre immense clairvoyance, je ne parle pas de la drogue), c'est l'amour. L'illusions de créer quelque chose, de donner, de gagner, de recevoir. Le bonheur n'est que du répit (ça non plus je ne l'ai pas inventé, je l'ai lu) être heureux, ce n'est que se voiler la face. Et puis, faut bien le dire, qu'est-ce qu'on est con, quand on est heureux. Alors la boucle est bouclée, on vit pour s'emmerder et la souffrance est universelle. C'est bien la seule chose qui l'est vraiment d'ailleurs. Et je termine cette réflexion de merde tout simplement parce que, ce que je dis, je le savais déjà, et j'ai l'intime conviction que je ne vous apprend rien et que si vous avez lu jusqu'ici, vous avez réalisé que ce que j'écris vous déprime. Ou alors, autre alternative, vous êtes persuadé que je suis mentalement instable, parce que ce prétexte vous permet de vous voiler la face, encore un peu, et parce que vous voulez croire encore que ce que je dis n'est qu'un tissus de conneries et que l'amour est la plus belle des choses. Vous avez vos convictions j'ai les miennes. Bien vous en fasses. ✖
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